Un Grec à Marseille

Marseille ? La cité « phocéenne » a été fondéeunnamed (1) il y a 2600 ans par des Grecs de Phocée. Et au moment même où Marseille va perdre son Consulat grec, ouvert en 1834, (frugalité oblige…), voilà qu’au même moment, l’artiste grec Pavlos Nikolakopoulos présente ses dessins sous le thème de “Presque rien” à Paréidolie, le salon du Dessin de fin août à Marseille.

Mais pour Pavlos Nikolakopoulos, comme pour Stylianos Gavriil, le consul général, « Marseille est dans le cœur des Grecs » : l’une des plus importantes communautés grecques à l’étranger (10.000 à 12.000 personnes selon le consulat) y est installée.

À Paréidolie, Pavlos Nikolakopoulos présentait des dessins minimalistes dans lesquels « il ne reste que l’essentiel, tout l’essentiel ».
image2 (2)

©Théo-Mario COPPOLA

Leave a comment

Filed under Dessins etc

CABANE GEORGINA #03, « La mètis du renard et du poulpe »

CG-03-LMDREDP
Du 27 août au 5 septembre 2016
Ouvert tous les jours de 12h à 21h
 
Adresse : 2, chemin du mauvais pas – 130008 Marseille
• Parking : Plage Bonne Brise 
• Bus n°19 Arrêt : la Verrerie
 
 
VERNISSAGE 
Samedi 27 août 2016 de 12h à minuit

« La mètis du renard et du poulpe » prolonge, sous des augures mythologiques la Saga de la Cabane Georgina. Elle ouvrira subrepticement ses portes aux visiteurs du samedi 27 août au lundi 5 septembre pour la 4ème année consécutive. Depuis 1997 ce repère d’artistes et de passionnés tisse, sous les radars, une pratique de l’échange.

Ce nouveau chapitre puise son titre dans les recherches de Jean- Pierre Vernant et Marcel Detienne relatives aux ruses de l’intelligence, la « mètis » dans la Grèce antique. Artistes et intervenants auront loisir de combiner autant de pirouettes et d’esquives, que d’affinités et de complémentarités pour se faire les témoins des habiletés du vivant. Gageons que chacun aura plus d’un tour dans son sac pour partager et enrichir des rencontres hétéroclites et conviviales.

Ce premier épisode du chapitre de « La mètis du renard et du poulpe » est une esquisse. 70 artistes de toutes générations et techniques en constituent le premier maillage qui donnera matière à d’autres dérivations autour du thème pendant la saison 2016/17 de la saga de Cabane Georgina. Une aventure qui se mature au l du temps.

– Jérémy Chabaud (Président de l’association A.ken)

Détails du programme des rencontres et performances : www.a-ken.org

Leave a comment

Filed under Uncategorized

Retour à Paréidolie

Capture d’écran 2016-08-22 à 11.05.27 Capture d’écran 2016-08-22 à 11.05.32

Lire l’entretien, ici.

Et pour plus d’informations sur Analix Forever à Paréidolie 2016, ici.

Leave a comment

Filed under Uncategorized

PRESQUE RIEN – ALMOST NOTHING @Paréidolie 2016

Pavlos NIKOLAKOPOULOS & Eszter SZABO  pareidolie-salon-dessin-contemporain-marseille-pointcontemporain-partenaire

le 27 & 28 aout

@Château de Servières, 19 Boulevard Boisson, 13004 Marseille
Plus d’infos ici.

Capture d’écran 2016-08-20 à 17.17.35

Pour Paraédolie 2016, Analix Forever propose une exposition minimaliste avec deux artistes : Pavlos Nikolakopoulos (Grèce) et Eszter Szabó (Hongrie).

Pavlos Nikolakopoulos, artiste engagé, a longtemps travaillé dans ce qu’il appelle « la narration dense ». Des œuvres très chargées, surchargées de théories politiques, de citations littéraires, de slogans. C’était au tout début des années 2010. Mais dès 2012, alors que « le terrorisme de la destruction fleurit » en Grèce, Nikolakopoulos, tout en poursuivant le même fil de pensée, explore l’équilibre dynamique des désirs, et pour ce faire commence à créer des espaces vides pour permettre davantage de contemplation que de critique. Toute narration a disparu. Le blanc prédomine. Une épure aussi philosophique que pragmatique. Presque rien. Un minimalisme formel d’autant plus poignant qu’il est chargé de questionnements politiques lourds de sens.

Pour Eszter Szabó, le « presque rien », ce sont les « petits riens » de la vie quotidienne. La jeune artiste, qui vient de passer deux ans au Fresnoy, dans son pays depuis toujours observe, prend le temps de déceler les moindres détails, si familiers qu’ils en deviennent presque invisibles et les fait revivre dans ses dessins minuscules où les personnages fictifs s’inspirent des ceux, bien réels qu’elle a rencontrés, écoutés, photographiés, filmés, aimés, quelques instants, dans la rue. La vulnérabilité, l’inertie, la lassitude, l’indifférence, la méchanceté, la solidarité aussi, sans emphase, se font jour sous nos yeux enchantés dans les minuscules aquarelles de Szabo – qui deviennent parfois des vidéos. Esther Szabó nous conduit par la main vers une identification troublante aux sujets de son émerveillement.

Le minimalisme de Pavlos Nikolakopoulos et Eszter Szabó est une forme d’invitation à la contemplation et au questionnement : comment vivons-vous ? De quoi avons-nous vraiment besoin ? De presque rien : de plénitude.

Leave a comment

Filed under Uncategorized

Pavlos Nikolakopoulos équilibriste du dessin

Pavlov Nikolakopoulos, tel un équilibriste du trait, travaille le métal, l’acier… mais aussi et surtout le papier. Ses dessins sont présentés à Analix Forever à Genève, et vous pourrez les retrouver à Paréidolie à la fin du mois d’août.

 

DSC_0725

DSC_0723

DSC_0732

 

Artiste engagé, Pavlos Nikolakopoulos a longtemps travaillé dans ce qu’il appelle « la narration dense ». Des œuvres très chargées, surchargées de théories politiques, de citations littéraires, de slogans. C’était au tout début des années 2010. Mais dès 2012, alors que « le terrorisme de la destruction fleurit » en Grèce, Nikolakopoulos, tout en poursuivant le même fil de pensée, explore l’équilibre dynamique des désirs, et pour ce faire commence à créer des espaces vides pour permettre davantage de contemplation que de critique. Toute narration a disparu. Le blanc prédomine. Presque rien. Le spectateur est invité à enrichir l’œuvre par la signification propre qu’il lui donnera, et non plus par son interprétation de la narration. L’émotion se révèle, pure, derrière le blanc coupant, riche de quelques formes d’autant plus puissantes qu’elle tendent à disparaître, elles aussi, faisant place à une nouvelle approche conceptuelle en plein développement. Un minimalisme formel d’autant plus poignant qu’il est chargé de questionnements politiques lourds de sens.

Pour lire l’article de Natacha Kolinski sur la Grèce – et Pavlos Nikolakopoulos – dans The Good Life cliquer ici.

Pour en savoir plus sur l’artiste, cliquer ici.

For English click here.

 

Leave a comment

Filed under Uncategorized

Pascal Berthoud – Comme une formation nuageuse

Dessinateur et sculpteur, sculpteur et dessinateur
L’acier et le crayon
Le noir et le gris
La structure la route
Une histoire de la voiture, des tunnels, de la machine aussi, qui m’avait fait lire Cette histoire là d’Alessandro Baricco lors de la première exposition de Pascal Berthoud

Aujourd’hui on est ailleurs
D’abord dans un dessin à dimension de corps
Corps à corps entre l’artiste et son œuvre
Corps jeté éclaté dans un feu d’artifice de pétales de fleurs d’où le titre de l’exposition, « Walking in the flowers »
L’apparition du végétal chez Berthoud
Une sorte d’écosophie
L’apparition de l’organique, d’un mouvement qui est celui du corps
Dans cette œuvre très récente, de 2015, intitulée Comme une formation nuageuse (2015), et qui fait partie d’une série de dessins.

Comme une formation nuageuse, crayon gris et aquarelle sur papier, 2016, 220x115 cm

Comme une formation nuageuse, crayon gris et aquarelle sur papier, 2016, 220×115 cm

Emerveillée de cette nouvelle légèreté, celle de la créativité de l’instant, d’un maintenant qui se souvient de tout, non seulement de tout le travail réalisé auparavant de toute la virtuosité du dessinateur mais aussi de l’histoire de l’art

Et dans cette histoire de l’art, si Pascal Berthoud mentionnerait volontiers Jasper Johns – entre autres 0 through nine – et les rotoreliefs de Duchamp moi je vois plus volontiers le Nu descendant l’escalier (question de dimension aussi, 146 x 89 cm vs 220 x 115)

Et dans cette notion de mouvement, du cercle, il m’évoque d’autres courants, d’autres figures historiques comme Wyndhan Lewis le co-fondateur du vorticisme, mouvement artistique britannique du début du 20ème siècle.

Le Vorticisme, dont le poète Ezra Pound, immense poète, proche du nazisme à certaines périodes de sa vie, enterré à San Michele non loin de Joseph Brodsky, dit qu’il est un art de l’intensité :
« Nous voulons choisir la forme la plus intense, puisqu’aussi bien certaines formes d’expression sont effectivement plus intenses que d’autres, sont plus dynamiques. »
Dans le vorticisme il y a bien sûr l’idée cosmique, l’idée de cercle, de révolution, de dynamique.

Dans cette veine d’ailleurs, on ne peut pas de pas penser à Boccioni et en particulier à la peinture intitulée « Elasticité »
Boccioni, proche de Marinetti, le fondateur du futurisme, attaché lui-même au futurisme avec toutes les notions de vitesse, de la glorification de la vitesse
Il faut regarder Elasticité pour comprendre d’où vient aussi cette œuvre de Pascal Berthoud.

Et à l’opposé d’Ezra Pound politiquement parlant, on se dit ici aussi inspiré par Hartung, le fondateur du tachisme, qui a lui fui le nazisme, qui s’est retrouvé à Paris sans un sou, et qui se mettait à la terrasse des cafés pour prendre un « crème » ; et demandait en même temps du papier et de l’encre
Et Hartung faisait des taches – encre et café crème…
Chez Hartung l’abstraction de la peinture vient d’une nécessité intérieure et plus que d’une recherche théorique
Et en cela Berthoud est proche d’une certaine façon de Hartung
La nécessité intérieure a dicté cette œuvre, cette série de dessins – et non la recherche théorique ; son besoin théorique qui existe bien sûr – est assouvi ailleurs.

Et puis, pensons à Séraphine ! Peintre du début du siècle dernier Séraphine Louis dite Séraphine de Senlis, française post impressionniste très Walking in the flowers
Révélation du côté « féminin » de Berthoud que dissimulaient soigneusement ses travaux précédents – on a là une ouverture, un air frais… les peintures florales de Séraphine de Senlis. Qui pouvait prédire l’apparition du rose dans les œuvres de Berthoud il y a quelques années ?

Comme une formation nuageuse, crayon gris et aquarelle sur papier, 2015, 220x115 cm

Comme une formation nuageuse, crayon gris et aquarelle sur papier, 2015, 220×115 cm

Et finalement Kandinsky bien sûr, qui cherchait à peindre la musique, celle d’un Schönberg en particulier, et Delaunay dans sa période dite du cubisme orphique – les peintures de Delaunay relatives à Orphée, dans lesquelles il nous semble entendre la musique – et là aussi, devant le dessin de Pascal Berthoud, il me semble entendre une musique. Une musique que l’artiste aurait plutôt tendance à étouffer par discrétion, mais qui ressort presque malgré lui ce qui est splendide…

Et nous voilà dans la synesthésie – cette augmentation de la perception qui mélange les sens – et nous vient à l’esprit le poème de Baudelaire – en regardant cette œuvre on voit sa musique et on entend son parfum…

La Nature est un temple où de vivants piliers
Laissent parfois sortir de confuses paroles;
L’homme y passe à travers des forêts de symboles
Qui l’observent avec des regards familiers.

Comme de longs échos qui de loin se confondent
Dans une ténébreuse et profonde unité,
Vaste comme la nuit et comme la clarté,
Les parfums, les couleurs et les sons se répondent.

II est des parfums frais comme des chairs d’enfants,
Doux comme les hautbois, verts comme les prairies,
– Et d’autres, corrompus, riches et triomphants,

Ayant l’expansion des choses infinies,
Comme l’ambre, le musc, le benjoin et l’encens,
Qui chantent les transports de l’esprit et des sens.

L’autre élément qu’il faut souligner encore : celui du collage, le collage comme vision amplifiée, une sorte de synergie de mondes. Et nous voici, grâce au collage, bénéficiant d’une vision élargie, comme celle des oiseaux – et des artistes … Georges Braque et Picasso réalisent les premiers collages au début du siècle dernier – ou plutôt les papiers collés – car Berthoud réalise bel et bien des papiers collés même si certains évoquent le collage par une matérialité très particulière du papier.

Cette convocation de la tradition picturale est évidemment très naturelle chez un professeur d’art constamment au contact de l’histoire de l’art et occupé à la transmettre à ses étudiants. Mais surtout, toutes ces références qualifient cette œuvre comme postmoderne : indifférente d’une certaine manière au moderne à tout prix, n’hésitant pas à refaire, mais surtout à exprimer la jouissance créative – même s’il y a toujours chez Berthoud une sorte d’aller retour, d’élan puis de retenue, de libération puis de structuration. Une œuvre qui est une mise en miroir de l’histoire de l’art, mais qui existe aussi en dehors de cette histoire, en parallèle, dans le monde très privé de Pascal Berthoud et de par son désir de jouissance visuelle, celle ressentie et celle qu’il veut offrir au spectateur.

Barbara Polla
Le 10 février 2016

Leave a comment

Filed under Dessins etc

La Main qui dessinait toute seule ouvre des mondes

bank-d

Ce vendredi 8 janvier (18h30-20h30), dans le cadre de l’exposition « La Main qui dessinait toute seule… » qui réunit plus de 80 artistes, CONFERENCE-DEBAT avec Magda Danysz, Marc Donnadieu et Barbara Polla, et les artistes Gaël Davrinche, Julien Serve et Jeanne Susplugas sur le thème LE DESSIN : S’OUVRIR AU MONDE, OUVRIR DES MONDES.

Qu’est ce que le dessin aujourd’hui? Jusqu’où les artistes peuvent ils aller et nous emmener à travers ce médium? Quid du croisement avec les arts numériques et la vidéo? L’importance du trait?

Barbara parlera plus particulièrement de la vidéo dite d’animation : la vidéo faite avec le dessin.

Avec comme exemples Julien Serve, qui expliquera lui-même sa pratique ; Eva Magyarosi qui nous a mis la sienne par écrit depuis sa Hongrie natale ; et Kakyoung Lee, artiste sud coréenne virtuose de la vidéo d’animation-installation dont le travail était exposé en décembre à New York chez Ryan Lee.

hana's-ride2_2014

Courtesy Kakyoung Lee & Ryan Lee Gallery

Vendredi 8 janvier, 18h30-20h30

GALERIE MAGDA DANYSZ78 RUE AMELOT, 75011

M° SAINT SEBASTIEN FROISSART

Leave a comment

Filed under Uncategorized